Les Jours de Ciel bleu et autres Bonheurs ordinaires

Comme aujourd’hui je suis dans un bon mood (je me rends compte que je ne sais carrément pas ce que veux dire cette expression… Ne suis-je plus assez d’jeuns? Je vais en parler à ma crème anti-rides), que j’ai posé un jour de congé et que j’ai un tatouage tout neuf, je me suis dis que l’occasion était parfaite pour pondre un article plein de bons sentiments et de zoziaux chantant dans les arbres.

Je pourrais même vous faire croire que j’écris assisse dans mon jardin, sous la caresse du soleil avec une tasse de thé près de moi. Ce serait digne d’un cliché Pinterest mais un peu too much non ? (Quoique, avec un joli filtre, il y en a qui arrivent presque à nous faire croire qu’elles vivent comme ça dans la vraie vie). En vrai je suis calée dans mon canap, pieds sur la table habillée d’un immense T-shirt spécial « jour de flemme » (ouais ça envoie pas du rêve, et encore z’avez pas vu ma coiffure). C’est vrai aussi que je regarde dehors en me disant « avec ce beau temps, je ne devrais pas rester enfermée »… Comme quoi, quand ta mère te pousse dehors à chaque rayon de ton soleil dans ton enfance, ça te reste à vie.

Bref, les jours comme ça je m’interroge sur la valeur ajoutée que je donne à mon temps.

Non, ce n’est pas un jour exceptionnel. C’est juste un jour de repos, un jour rien qu’à soi. Un jour comme un dimanche, un jour comme une promesse. Ces jours là, je n’aime pas traîner au lit, j’aime me lever tôt et me dire que je n’ai pas gaspillé. Tout ce temps qui n’est rien qu’à moi, où j’ai le droit de ne rien faire si j’en ai envie. C’est un tout petit jour, c’est 3 fois rien. Mais pour moi c’est déjà tellement.

Alors ce jour je l’ai fêté avec un déjeuner en terrasse, un verre de vin et un bon livre.

Car si on ne fête pas les petites joies, les petits jours, quel est l’intérêt de célébrer les mariages, les anniversaires, les naissances ?

Moi je fête tout : l’apéro pour la promotion professionnelle, le resto quand je décroche une belle prime, le champagne le jour où j’ai su que j’allais devenir marraine … Je fête les week-end qui commencent et qui finissent, je fête les barbecues des beaux jours et les raclettes de l’hiver. Je cherche les arc en ciel et je lève mon verre de vin chaud aux premières neiges.

Parce que la vie n’est pas quelque chose d’acquis, de linéaire. Qu’aucune journée n’est « comme les autres » (d’ailleurs si quelqu’un a déjà vécu pile la même journée dans les moindres détails vous pouvez me contacter afin d’expérimenter une de mes théories concernant de potentiels univers parallèles).

Si tu n’as pas profité de ta journée, c’est trop tard il n’y a pas de replay (d’ailleurs je fête aussi l’invention du replay, chaque fois que j’ai une semaine de délai pour mater le dernier épisode de « Once upon a time »).

Alors oui quitte à célébrer des événements ridicules, quitte à passer pour une gentille timbrée (surtout auprès de mon Fiancé Grognon pour qui tous les jours se valent sauf cas très exceptionnel), je trouve des excuses pour un bon repas, une sortie, un resto, un verre de vin.

Je célèbre les jours de ciel bleu et tous les petits moments heureux.

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