La Fille aux Lubies

Je fonctionne par périodes. Certains diraient au coup de cœur mais ce ne serait qu’une jolie façon de dire que je suis une vraie girouette dans un mistral à 80 km/h. (Oui, je suis du sud, le mistral est ma seule référence venteuse. Par contre niveau canicule et restriction d’eau je suis au point. Faudra que j’essaie de le caler quelque part dans une comparaison approximative…)

Je disais donc des périodes. Plus ou moins longues mais en général toutes intenses. En vrac et pour l’exemple il y a eu la phase gothique, pole dance, pâtisserie, apprentissage de l’allemand, make up, fitgirl, tricot, Instagram…

Je suis un vrai pot-pourri de hobbys (et encore, j’en ai oublié!). D’un coup il y a un projet qui m’accroche, qui me donne envie de me lancer. Alors je vis à fond, j’en rêve la nuit, je me documente, je collectionne les épingles Pinterest et j’écume les blogs.

Genre pendant la période fitgirl, j’allais à la salle de sport 4 fois / semaine et je me renseignais sur les mérites comparés des marques de protéines en poudre (« shaker de prot » pour les intimes. A défaut d’avoir un cul de bombe, je maîtrise le jargon.) (Pour le postérieur de star c’était en bonne voie mais la folie des squats n’a pas duré assez longtemps. Du coup RIP mon boule de rêve.)

Bref c’est une espèce d’exaltation, une épiphanie (mais non, pas celle de la galette !) : Ça y est, j’ai trouvé MON TRUC ! Limite s’il n’y aurait pas un fond sonore de trompettes victorieuses et un rayon de soleil perçant les nuages pour venir m’auréoler de gloire… Ouais, je sais, n’importe quoi.

Et puis, pourquoi serait-ce si important de trouver SON TRUC ?

Parce qu’au final c’est ça le nœud du problème : j’ai toujours eu beaucoup admiration pour les gens passionnés. Comme s’ils avaient quelque chose en plus, une petite étincelle. J’ai l’impression que ce sont des gens capables de plus d’efforts, plus de volonté. Que leur passion les « porte ».

Moi, à contrario, je me perçois comme quelqu’un d’assez indolent, un peu feignasse (allez, c’est parti pour les expressions du sud. A imaginer avec accent intégré). Je ne dis pas que je ne suis pas intelligente ou pas intéressante  (non parce que sinon autant prendre tout de suite une pelle et creuser hein) mais juste que j’ai tendance à choisir la solution de facilité, à ne pas trop forcer. Je me laisse porter tel le fétu de paille dans le vent (ou la puce accrochée au chien mais c’est vachement moins classe). 

Si on voulait voir le verre à moitié plein, on pourrait dire que je suis une touche-à-tout qui accumule les connaissances. Peut-être que c’est ça au fond ma passion : apprendre.

Et puis, une fille habillée en gothique qui fait des figures de pole dance entre 2 gorgées de whey, le tout dans un pull tricoté main ça ne se rencontre pas partout, non ?

 

Publicités