L’Enfer c’est les Autres… enfin c’est surtout mon Mec

Note de l’auteur (oui c’est moi. Je parle de moi à la 3ème personne, c’est pas bon signe) : cet article n’est pas drôle et il fait passer mon Fiancé Grognon pour un gros mufle. A ma décharge on vient de se disputer et il est en train de tirer la gueule dans le salon, le cul sur le canapé…. D’ailleurs je me demande pourquoi c’est toujours lui qui a la garde de la télé et du canap en cas de disputes….

Bon qu’on soit clair dès le début, mon fiancé Grognon je l’aime. Genre vraiment beaucoup. A peu près autant que j’ai envie de le tuer.

Sérieusement vous croyez que si vous décidez de vous marier vous allez passer 1 an de préparatifs en mode bisounours à vous dire que vous allez vous unir à l’homme le plus merveilleux du monde ??? Navrée mais pas du tout du tout du tout (ouais ça fait un paquet de « du tout »).

Bien sûr il y aura des moments en mode paillettes, licornes et surexcitation amoureuse. Mais la plupart du temps votre homme ne sera pour rien dans ces moments là : ce sera plus lors des essayages de robes ou quand vous montrerez votre tableau Pinterest spécial déco à votre meilleure amie.

Non, en vrai, le mariage ça fait douter. Et ouais. C’est moche à dire mais si je l’avais lu sur un peu plus de blogs j’aurais vachement moins culpabilisé.

Etre une future mariée c’est regarder son fiancé un jour sur deux en se demandant si VRAIMENT on va passer TOUTE sa vie avec ce mec là.

Ce mec qui ne range jamais rien, ne gère ni l’administratif, ni les courses ni le linge ni les comptes. Mais qui ne se prive pas de critiquer quand on oublie un truc. Ce mec qui nous dis de nous exprimer mais, dès qu’on se hasarde à avancer un ou deux « j’aime pas trop quand tu fais ça… » coupe toute communication pour la soirée sous prétexte « qu’on l’a gonflé ». Ouais gonfler le Fiancé Grognon est un crime de lèse-majesté : comme la plupart des spécimens masculins de l’humanité il est adorable tant qu’on est d’humeur charmante et qu’on le laisse faire tout ce qu’il veut…

Alors heureusement il y a plus de jours où je l’aime que de jours où je le regarde ne me demandant ce que je fous là. C’est pas plus mal sinon je serais en tôle pour meurtre depuis un moment. Mais des fois, clairementnt, son caractère pourri me sort par les trous de nez. J’ai envie de lui balancer ma main dans la figure et son linge sale par dessus. Mais comme je ne sais pas gérer ma colère je me mets à pleurer…. et lui me laisse chialer pendant qu’il regarde la télé…

Donc comme disait l’ami Sartre (même qu’il avait tout compris) : l’Enfer c’est les Autres… Mais quand tu vis en couple, c’est surtout ton mec !

Et Prendre le Temps de Digérer

Non malgré le titre on ne va pas échanger autour de mon transit intestinal. Quoiqu’il y aurait bien des choses à en dire (et oui, les fibres sont mes amis pour la vie).

Je n’ai pas écrit cette semaine. J’ai pourtant trois articles déjà rédigés, bien au chaud dans mon petit cahier bleu. Mais ce sont des articles légers, dedans il y a de l’humour (en tout cas moi je me fais marrer… mais j’admets être bon public), de la dérision et du second degré… Et cette semaine je ne suis ni légère (ça, ma balance me le dit tous les jours) ni rigolote.

Cette semaine j’accuse le coup. J’ai ouvert mon dossier d’abandon qui s’est avéré être bien rempli finalement. J’ai trouvé une partie de ma mère : son prénom, son âge. J’ai appris que j’ai des frères et sœurs (de très nombreux frères et sœurs…) J’ai appris le prénom que j’avais reçu à la naissance (par contre je ne sais pas si c’est elle qui me l’avait donné).

J’ai clôturé 32 ans  de doutes et de spéculations. L’histoire qui se profile dans le dossier n’est pas bien belle, on est loin du conte de fée de la princesse élevée loin du royaume de ses parents.

Alors je digère, je fais le tri, j’essaie de gérer mes émotions. Je pensais avoir le sentiment de me trouver mais finalement…. Et beh non. Je suis toujours la même, je n’ai pas eu de révélations sur mon moi profond.

Je suis la même boule d’insécurité et de sensibilité.

Je ne comprends pas encore ce que cette démarche m’a apporté. Peut-être un certain soulagement…. Un soulagement à double vitesse alors parce que je ne le ressens pas encore.

Je vais finir de digérer tranquillement. Et la semaine prochaine je vais recommencer à écrire des articles légers. Parce que c’est ce que j’aime faire.

……. Par contre dans ce dossier j’ai appris une nouvelle difficile : 1m50 pour 80kg, ma mère biologique m’a visiblement légué le syndrome du gros cul…. Au moins j’ai compris pourquoi je suis au régime depuis 10 ans. D’ailleurs c’est marrant mais j’avais un article déjà prêt sur le sujet. Les coïncidences hein…

Née sous X : ouvrir la Boite de Pandore

Demain je vais ouvrir mon Dossier. Il mérite cette majuscule : c’est MON dossier, le dossier de ma vie. 32 ans qu’il m’attend, si le papier pouvait parler je pense qu’il serait content de me voir arriver.

Je suis née sous X et dans ce dossier il y a… Et beh je ne sais pas. C’est ça toute la difficulté de la chose. Prendre la décision de se préparer à tout, ne pas savoir sur quoi on va tomber.

Je n’ose pas espérer quelque chose mais je me dis quand même qu’un dossier vide ce serait décevant. Décevant et curieusement rassurant. Au moins il ne changerait rien à ma vie.

Parce qu’ouvrir le dossier c’est prendre le risque de t’y trouver toi. Ton nom, une lettre… Toi qui, il y a bientôt 32 ans, a décidé d’abandonner ton bébé. Je ne suis pas sûre de t’espérer, faut dire que je ne sais pas bien où je pourrais te ranger dans ma vie. Et puis 32 ans de temps perdu je ne sais pas comment ça peut se rattraper.

Tu es ma grande absente, je me suis construite autour du vide de toi. Si je trouve est-ce que je me trouve aussi ? Ou est-ce que je me perds ?

Je crois que je panique un peu ce soir. Je panique tranquillement, ça ne se voit pas vraiment. C’est une anxiété au fond, l’impression que quoiqu’il se passe, quoique je trouve dans ces pages, rien ne sera jamais pareil.

S’il n’y a rien je devrais l’accepter. Ce ne sera pas comme de ne pas savoir parce que je n’ai pas osé ouvrir le Dossier. Ce sera juste qu’il n’y a rien. Un rien définitif. 

Et s’il y a… Je ne l’envisage même pas. Je ne veux pas idéaliser, me dire que je vais trouver les réponses qu’il me manque. Il y a tellement de chances que non.

Alors demain après-midi je vais respirer un grand coup et ouvrir le Dossier. Ma boîte de Pandore. 

L’Assommoir de ZOLA : un roman magnifique

Attention l’heure est grave et solennelle, aujourd’hui je vous parle littérature. Non j’déconne hein, vous pouvez vous détendre parce que déjà qu’on va parler d’un ouvrage classique on va éviter de se faire un revival des cours de français au collège.

club lecture dounia joyC’est donc ma première participation au Dounia-Joy’s book club, faut dire que dans la liste, un thème m’a particulièrement inspirée :

1 – « Un avis sur un livre classique »

  • Qui concerne les auteurs du XVIIème siècle, et leurs œuvres, qui reprenaient les codes esthétiques de l’Antiquité.

  •  Qui fait autorité, qui est considéré comme un modèle.

  •  Auteur ou œuvre qui fait autorité, dont la valeur est unanimement reconnue.

2 –  « Un avis sur le dernier livre que vous avez lu ».

Avec un ouvrage classique qui fait autorité, j’ai pas eu à chercher loin de quel bouquin j’allais vous causer car c’est l’occasion de vous présenter mon roman préféré (de tous les temps) : L’Assomoir d’Émile ZOLA.

On va commencer par un petit point sur l’auteur :

L’ami Émile (ouais j’ai une citation de Germinal tatouée sur la cuisse, autant vous dire que tous les deux on est intimes) c’est un écrivain du XIX siècle. Un mec engagé (on se souvient de « J’accuse », lettre ouverte à propos de l’affaire Dreyfus pour laquelle il est passé en justice. Pour plus de détails, Wikipédia est votre ami), critique littéraire et dont les romans sortaient dans les journaux sous forme de feuilletons. Zola c’est l’ancêtre de la série TV et ça, quand même la classe. Sa saga des Rougon-Macquart qui suit une famille sur 5 générations est un best-seller absolu qui dépeint la société sous le second empire. D’ailleurs, L’Assomoir est tiré de cette saga.

Alors de quoiqu’il parle le livre ?

Gervaise Macquart a quitté Plassans et la Provence, avec son amant Auguste Lantier et ses deux bâtards, Claude et Etienne, pour tenter sa chance à Paris. Mais Lantier abandonne la jeune femme pour une autre. Gervaise se retrouvant seule se rapproche de son voisin Coupeau, un ouvrier zingueur, avec qui elle se marie. Travailleurs, ils gagnent bien leur vie et vivent rue Neuve-de-la-Goutte-d’Or, tout près de chez Goujet, un jeune forgeron qui vit avec sa mère. Bientôt naît une petite fille, Nana. Mais Cou- peau, jusqu’alors bon mari et bon père, tombe d’un toit et voilà qu’il se fait rattraper par la paresse suite à son immobilisation.

Gervaise, qui a dépensé toutes ses économies pour éviter l’hôpital à son mari, désespère de jamais ouvrir la boutique de blanchisseuse à laquelle elle rêvait. Le forgeron Goujet, secrètement amoureux d’elle, lui prête l’argent nécessaire. Attiré par sa bonne fortune, Lantier, son premier amour réapparaît. Coupeau, aveugle ou complaisant, installe Lantier dans la blanchisserie et Gervaise, écœurée par l’ivrognerie de son mari, redevient la maîtresse du chapelier. De plus en plus gourmande et paresseuse, ruinée par ses deux hommes oisifs qui lui mangent sa boutique, elle sombre à son tour dans la boisson tandis que Nana devient fille de joie.

Mon avis à moi :

L’Assommoir c’est un bouquin qui me prends aux tripes. Et pourtant je le connais par cœur, j’ai dû le lire 15 fois. Il y a une force phénoménale dans les descriptions de Zola, qui te font vivre l’époque : les cris des enfants du quartier de la Goutte d’Or, la puanteur des rues populaires, la texture des linges que Gervaise manipule dans sa boutique. C’est un roman qui parle aux 5 sens, du cinéma sur papier.

Et puis, j’aime la violence de cet univers, la violence de la vie envers ces personnalités toujours sur le fil avec la misère noire à portée de main. Il y a une prise de conscience de l’époque dans laquelle nous avons la chance de vivre, un espèce de dégoût fasciné pour cette France populaire et misérable.

Alors c’est sûr que niveau intrigue vous pouvez vous asseoir sur les mystères policiers et les rebondissements haletants. L’action vient de l’intérieur, des tourments des personnages. Personnages qui, soit dit-en passant, sont d’une richesse magnifique : il n’y a ni bons ni méchants, juste des caractères bouleversants d’humanité.

En fait c’est CA que j’aime dans L’Assommoir : tout est juste. Il n’y a ni voyeurisme, ni compassion, ni dramaturgie. C’est un roman poignant de sincérité.

Manger healthy… C’est pas Marrant, non ?

Déjà je dois dire que je méfie toujours un peu des modes anglicisées. Non parce que pour moi, ça cache souvent un truc, tu sens qu’il y a une entourloupette (d’ailleurs ce mot là il est bien français et il a mis 15 ans dans les dents à mon article. J’aurais mis « there’s something fishy », de suite j’aurais eu l’air plus hype).

Bref, le healthy ces derniers temps c’est la tendance. Ça t’évoque des images de jeune blonde subtilement bronzée à la dentition bien blanche et l’œil rieur sur fond de prairie verdoyante (petite note marketing : la blonde en question est recyclable pour de la pub dentifrice et déodorant. Pratique)

Ça donne envie, la gonzesse tu veux être elle, tu sens dans le dedans de toi que le healthy ça va être ton nouveau lifestyle. Tu dors healthy (coucou les huiles essentielles et l’oreiller garni de de billes de cèdre), tu bouges healthy (coucou le yoga dans les parcs communaux entre les cacas des toutous) et surtout… tu MANGES healthy.

Et là ça se corse.

Parce que manger healthy en français dans le texte ça peut se traduire par « manger sain ». Ouais là ça envoie carrément moins du bois en terme de séduction. En plus, niveau logistique va forcément falloir revoir sa copie.

Déjà, adieu la nourriture industrielle. Perso, je ne suis pas une grande consommatrice de bouffe indus : si tu viens chez moi (allez c’est parti, je lance des invits sur l’Internet mondial) et que tu manges de la ratatouille elle ne sortira pas d’une boite, ça c’est sûr. Mais il y a quand même des exceptions : le Nutella, les Granolas, les yaourts…

Faut être honnête si la cuisine c’est ta passion, tu peux tout faire toi-même. Perso je ne suis pas Top Chef (en plus après il faut se taper la vaisselle). J’ai essayé le Nutella maison au thermomix et franchement c’est très très très bon. Par contre il faut faire 18 magasins différents pour trouver tous les ingrédients. Et ça ne se conserve qu’une semaine au frigo donc soit tu boulottes tout vite fait (mais les kilos healthy ça existe aussi), soit tu en jettes la moitié…

Tu peux aussi acheter des équivalents en magasin bio. Bon faut être prêt à payer 72 € le paquet de gâteaux au chocolat. Moi j’aime bien pouvoir payer le loyer en plus de manger, question de choix hein.

Et puis la healthy food, j’ai l’impression que c’est un truc qui ne régale que les yeux. Parce que sur Pinterest ça t’envoies grave du rêve . Mais si regarde la jolie image juste là.

beignets à l'avocat, healthy food

C’est beau, c’est appétissant, t’as qu’une envie c’est de tester. Mais quand tu réfléchis 2 min : tu as VRAIMENT envie de manger de l’avocat FRIT ?? Autant l’image est jolie, autant mettre le truc en pratique ça ne me rassure pas plus que ça .

Des fois j’ai l’impression que les healthy mangeurs ils sont atrophiés de la papille gustative. Ils sont tellement contents de bouffer sain que ça remplace le goût. C’est comme les yaourts au lait de soja ou à la brebis : qui arrive OBJECTIVEMENT à préférer ça aux yaourts « normaux » ? Dénoncez-vous et dites-moi votre secret parce que j’ai jamais réussi à finir un pot. Je veux pas dire, manger bon pour le corps c’est bien mais quand c’est bon dans la bouche, j’aime bien aussi hein.

Par contre quand tu décides de manger healthy ça booste pas mal l’imagination : réussir à faire un gâteau SANS beurre, SANS gluten et SANS sucre c’est quand même un sacré défi. Et si en plus tu arrives à le rendre mangeable, tu as le droit de te sentir comme une star hollywoodienne le soir des oscars (catégorie celle qui repart avec la statuette hein, pas celle qui reste assise à applaudir la gagnante avec un sourire crispé) (D’ailleurs c’est drôle comme les acteurs sont meilleurs à l’écran que pour masquer leur déception un soir de tapis rouge).

Manger healthy donc, vous l’aurez compris, c’est un concept qui me laisse assez dubitative. Mais comme le fond du problème est intéressant (qui n’a pas envie de faire du bien à son corps ?), je vais essayer de m’y mettre à mon tout petit niveau : plus de pâtisseries maison, plus de céréales complètes…. Sur ce je vous laisse, je vais essayer de comprendre à quoi servent les graines de chia… D’ailleurs quelqu’un sait comment on prononce ça ?

Une Envie d’Ailleurs

Des fois j’en ai marre d’Ici. Pas d’un Ici en particulier, Ici peut aussi être Là-Bas pour peu qu’on y soit trop resté.

Ici pour certains c’est chez soi et pour d’autres juste un poids.

Donc moi, en ce moment, j’ai envie d’Ailleurs. A noter que je ne suis pas regardante : ailleurs n’est pas forcément loin, on n’y parle pas forcément une autre langue.

Ailleurs c’est juste pas Là. Ailleurs je le veux bien tout près tant que je me sens dépaysée.

Ailleurs c’est un endroit où tu ne connais pas encore tous les raccourcis, où tu n’as pas de bar favori.

Ailleurs c’est de la découverte, une prise de risque. C’est un exercice pour garder l’esprit en alerte et apprécier les petites choses que l’habitude confisque.

Il y a ceux qui font collection de nouveaux horizons, à croire que tout lâcher ne leur fait pas peur… On les appelle les globe-trotteurs.

Et puis il y a les gens lambdas, les vous et les moi. Accrochés à leur leur toit, à leur quartier et leur emploi.

Alors comment concilier tout ça ? Entre ceux qui ont leur maison sur le dos et ceux qui l’ont dans la peau, comment gérer l’envie de changer quand on a la trouille de bouger ?

Moi tout ce que j’aime me retiens sur place, c’est peut-être pour ça que je rêve devant mon atlas.

Peut-être qu’avoir envie d’Ailleurs, c’est juste histoire de se tester. Que se demander si on pourrait tout plaquer , c’est savoir si on est sûr de vouloir rester.

Alors mon Ailleurs, je le cherche à l’Intérieur et croyez-moi, des fois ça fait quand même un peu peur.

Les Jours de Ciel bleu et autres Bonheurs ordinaires

Comme aujourd’hui je suis dans un bon mood (je me rends compte que je ne sais carrément pas ce que veux dire cette expression… Ne suis-je plus assez d’jeuns? Je vais en parler à ma crème anti-rides), que j’ai posé un jour de congé et que j’ai un tatouage tout neuf, je me suis dis que l’occasion était parfaite pour pondre un article plein de bons sentiments et de zoziaux chantant dans les arbres.

Je pourrais même vous faire croire que j’écris assisse dans mon jardin, sous la caresse du soleil avec une tasse de thé près de moi. Ce serait digne d’un cliché Pinterest mais un peu too much non ? (Quoique, avec un joli filtre, il y en a qui arrivent presque à nous faire croire qu’elles vivent comme ça dans la vraie vie). En vrai je suis calée dans mon canap, pieds sur la table habillée d’un immense T-shirt spécial « jour de flemme » (ouais ça envoie pas du rêve, et encore z’avez pas vu ma coiffure). C’est vrai aussi que je regarde dehors en me disant « avec ce beau temps, je ne devrais pas rester enfermée »… Comme quoi, quand ta mère te pousse dehors à chaque rayon de ton soleil dans ton enfance, ça te reste à vie.

Bref, les jours comme ça je m’interroge sur la valeur ajoutée que je donne à mon temps.

Non, ce n’est pas un jour exceptionnel. C’est juste un jour de repos, un jour rien qu’à soi. Un jour comme un dimanche, un jour comme une promesse. Ces jours là, je n’aime pas traîner au lit, j’aime me lever tôt et me dire que je n’ai pas gaspillé. Tout ce temps qui n’est rien qu’à moi, où j’ai le droit de ne rien faire si j’en ai envie. C’est un tout petit jour, c’est 3 fois rien. Mais pour moi c’est déjà tellement.

Alors ce jour je l’ai fêté avec un déjeuner en terrasse, un verre de vin et un bon livre.

Car si on ne fête pas les petites joies, les petits jours, quel est l’intérêt de célébrer les mariages, les anniversaires, les naissances ?

Moi je fête tout : l’apéro pour la promotion professionnelle, le resto quand je décroche une belle prime, le champagne le jour où j’ai su que j’allais devenir marraine … Je fête les week-end qui commencent et qui finissent, je fête les barbecues des beaux jours et les raclettes de l’hiver. Je cherche les arc en ciel et je lève mon verre de vin chaud aux premières neiges.

Parce que la vie n’est pas quelque chose d’acquis, de linéaire. Qu’aucune journée n’est « comme les autres » (d’ailleurs si quelqu’un a déjà vécu pile la même journée dans les moindres détails vous pouvez me contacter afin d’expérimenter une de mes théories concernant de potentiels univers parallèles).

Si tu n’as pas profité de ta journée, c’est trop tard il n’y a pas de replay (d’ailleurs je fête aussi l’invention du replay, chaque fois que j’ai une semaine de délai pour mater le dernier épisode de « Once upon a time »).

Alors oui quitte à célébrer des événements ridicules, quitte à passer pour une gentille timbrée (surtout auprès de mon Fiancé Grognon pour qui tous les jours se valent sauf cas très exceptionnel), je trouve des excuses pour un bon repas, une sortie, un resto, un verre de vin.

Je célèbre les jours de ciel bleu et tous les petits moments heureux.

La Fille aux Lubies

Je fonctionne par périodes. Certains diraient au coup de cœur mais ce ne serait qu’une jolie façon de dire que je suis une vraie girouette dans un mistral à 80 km/h. (Oui, je suis du sud, le mistral est ma seule référence venteuse. Par contre niveau canicule et restriction d’eau je suis au point. Faudra que j’essaie de le caler quelque part dans une comparaison approximative…)

Je disais donc des périodes. Plus ou moins longues mais en général toutes intenses. En vrac et pour l’exemple il y a eu la phase gothique, pole dance, pâtisserie, apprentissage de l’allemand, make up, fitgirl, tricot, Instagram…

Je suis un vrai pot-pourri de hobbys (et encore, j’en ai oublié!). D’un coup il y a un projet qui m’accroche, qui me donne envie de me lancer. Alors je vis à fond, j’en rêve la nuit, je me documente, je collectionne les épingles Pinterest et j’écume les blogs.

Genre pendant la période fitgirl, j’allais à la salle de sport 4 fois / semaine et je me renseignais sur les mérites comparés des marques de protéines en poudre (« shaker de prot » pour les intimes. A défaut d’avoir un cul de bombe, je maîtrise le jargon.) (Pour le postérieur de star c’était en bonne voie mais la folie des squats n’a pas duré assez longtemps. Du coup RIP mon boule de rêve.)

Bref c’est une espèce d’exaltation, une épiphanie (mais non, pas celle de la galette !) : Ça y est, j’ai trouvé MON TRUC ! Limite s’il n’y aurait pas un fond sonore de trompettes victorieuses et un rayon de soleil perçant les nuages pour venir m’auréoler de gloire… Ouais, je sais, n’importe quoi.

Et puis, pourquoi serait-ce si important de trouver SON TRUC ?

Parce qu’au final c’est ça le nœud du problème : j’ai toujours eu beaucoup admiration pour les gens passionnés. Comme s’ils avaient quelque chose en plus, une petite étincelle. J’ai l’impression que ce sont des gens capables de plus d’efforts, plus de volonté. Que leur passion les « porte ».

Moi, à contrario, je me perçois comme quelqu’un d’assez indolent, un peu feignasse (allez, c’est parti pour les expressions du sud. A imaginer avec accent intégré). Je ne dis pas que je ne suis pas intelligente ou pas intéressante  (non parce que sinon autant prendre tout de suite une pelle et creuser hein) mais juste que j’ai tendance à choisir la solution de facilité, à ne pas trop forcer. Je me laisse porter tel le fétu de paille dans le vent (ou la puce accrochée au chien mais c’est vachement moins classe). 

Si on voulait voir le verre à moitié plein, on pourrait dire que je suis une touche-à-tout qui accumule les connaissances. Peut-être que c’est ça au fond ma passion : apprendre.

Et puis, une fille habillée en gothique qui fait des figures de pole dance entre 2 gorgées de whey, le tout dans un pull tricoté main ça ne se rencontre pas partout, non ?

 

Blog tout neuf et Premier Article

Le 1er article… A l’école on t’apprend à poser un décor et un thème. Pour autant je ne suis pas sûre que mon instit de CM2 me soit d’un grand secours aujourd’hui, face à mon clavier et à l’Internet mondial. (D’ailleurs quand on y réfléchit Pythagore ne m’a jamais servi non plus dans ma vie d’adulte… Grosse arnaque de l’éducation nationale)

Pffff…. il me fait flipper ce premier article, comme s’il fallait absolument qu’il soit bon, qu’il donne envie d’aller plus loin. Mais plus loin Où ?? Au final il n’y aura que moi ici. Et franchement, si un article de blog suffisait à me résumer ce serait que ma personnalité a l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette (ou alors que ma capacité de synthèse défie toute concurrence.)

Bref, je tourne en rond. Sacré bande annonce que je fais là ! Si ce premier article était le pilote d’une série TV je serais probablement déprogrammée en une semaine.

Alors voilà ce que je vous propose (dans la vie faut savoir faire des compromis) : je vais coller 4 banalités sur moi et on va se dire que le job est fait. Exit, next, suivant.

Mais j’y pense, il y a une rubrique Qui suis-je  juste sous le joli logo au coqulicot (bah oui Like a Poppy ça veut dire ce que ça veut dire hein). Même que j’ai galéré à la remplir et elle est faite pour ça. Donc finalement cet article ne sert vraiment à rien (et adieu les compromis).

Ici c’est donc mon nouveau chez moi : il y aura un peu de tout et beaucoup de rien (ce qui est bien avec le rien, c’est que c’est un sacré fourre-tout). J’ai une passion pour l’écriture, les apartés entre parenthèses, les tatouages et les jours de ciel bleu.

Je vous souhaite la bienvenue, excusez moi pour le désordre, je n’ai pas encore fini la déco. Mais installez vous je vous ne prie et, si vous voulez, je peux même aller préparer du thé.

Et après on pourra papoter…